Le 567 de Peterbilt – Un vocationnel qui a de la classe

Les vieux réflexes et stéréotypes ont la vie dure. Quand on pense Peterbilt, on pense surtout tracteur autoroutier classique, comme le 389. Mais le 567 de Peterbilt, probablement le plus polyvalent des camions du constructeur américain, propose un ensemble de caractéristiques vraiment intéressant pour le marché du camion 12 roues à benne. Un robuste bien conçu, qui a de la classe.

Tracteur régional, avec ou sans couchette, bétonnière, grue, plateforme ou roll-off, le modèle 567 de Peterbilt est vraiment construit sur une plateforme polyvalente. Avec sa légère cabine d’aluminium rivetée et collée, son intérieur très vaste grâce à une largeur de cabine de 2,1 mètres, sa liste impressionnante d’options et de configurations, le 567 peut à peu près tout faire. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il soit trop « généraliste » pour être un bon camion spécialisé.

Le 567 que nous avons essayé chez Excellence Peterbilt, en compagnie du représentant Yves Sauvageau, était doté de toutes les caractéristiques pour en faire un excellent choix pour un 12 roues à benne. Châssis solide et bien dégagé qui permet l’installation des équipements et d’un réservoir de 100 gallons, pare-chocs et coffres en acier inoxydable, ne vous trompez pas : malgré sa belle gueule, le 567 est un véritable vocationnel.

« Les gens ont encore la vision du gros Peterbilt 379 » souligne Yves Sauvageau. « Mais Peterbilt a toujours été le champion dans le marché vocationnel aux États-Unis. Et le 567 a les mêmes bonnes qualités qu’un 389, la même cabine qu’un 579. »

Une cabine de 115 pouces de BBC (bumper-to-back-of-cab), qui permet l’installation confortable du moteur PACCAR de 13 litres, le MX13. En version vocationnel à benne, Yves Sauvageau suggère le calibrage de 455 HP avec 1600 livres de couple. Le camion essayé était doté d’une transmission Allison 4500.

Réglons tout de suite une question. J’avais un préjugé concernant la maniabilité et le rayon de braquage du 567. Je n’en ai plus, mais vraiment plus. Avec un angle de braquage des roues avant de 50 degrés (même en version 12 roues), le 567 m’a tout bonnement épaté!

Des points forts

Sous le capot, la facilité d’accès aux composantes d’entretien régulier et de vérification quotidienne est au rendez-vous. Des contenants de liquides translucides, des filtres de carburant, huile et liquides accessibles depuis le dessus, Peterbilt et PACCAR ont fait du bon travail, surtout si on tient compte de la longueur réduite de la cabine.

L’accès à la cabine est bon, même si l’ouverture de porte n’est pas à 90 degrés. On note aussi que ces portes sont dotées de trois joints d’étanchéité. En fait, la cabine du 567 est si étanche que Peterbilt a dû installer des évents de pression, pour permettre à l’air de s’échapper quand on ferme la porte.

Par Claude Boucher

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