Autoroute 30 – La Rive-Sud unie d’une voix pour une meilleure fluidité

Une coalition comptant des acteurs de la Rive-Sud de Montréal, dont une cinquantaine de municipalités, la Coalition A-30 pour une fluidité durable, voit le jour afin de réclamer du gouvernement du Québec des mesures aux problèmes récurrents croissants de congestion sur l’autoroute 30.

Initiée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), la Coalition A-30 pour une fluidité durable a pour objectif de faire valoir l’importance de l’autoroute 30 pour l’économie de la grande région métropolitaine et d’exiger des actions « concrètes et rapides » pour soulager la congestion routière.

Selon Catherine Brault, présidente de la CCIRS, ces différentes actions devront favoriser le transport le transport collectif, le covoiturage, la circulation de transit, mais également, le transport de marchandises.

« Il était naturel pour nous d’initier ce rassemblement de nos membres et des élus afin de favoriser la fluidité du transport des personnes et des marchandises. Il s’agit d’un enjeu majeur pour nos membres et le développement économique de la Montérégie », a avancé Mme Brault.

À l’aube de la campagne électorale qui se dessine au Québec pour le 1er octobre prochain, la CCIRS met toute la gomme afin de se faire entendre de la classe politique, considérant les chantiers en cours et futurs, comme celui du nouveau pont Champlain, la réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, le développement du port de Montréal du côté de Contrecœur ainsi que l’arrivée imminente du Réseau électrique métropolitain (REM).

Une congestion qui coûte chère

Rappelons que la congestion routière coûte annuellement, dans la région métropolitaine de Montréal, entre 1,8 et 2,5 milliards $, soit plus de 1 % du produit intérieur brut de la métropole. Ces statistiques faisaient d’ailleurs de la région métropolitaine, en 2008, la 7e en importance dans le palmarès des villes les plus congestionnées en Amérique du Nord.

« Nous avons la ferme intention de sensibiliser les décideurs à cette réalité qui ne fera qu’être plus complexe si l’on ne trouve pas de solutions rapides et durables », a ajouté Suzanne Roy, la mairesse de Sainte-Julie, préfète de la MRC de Marguerite D’Youville, administratrice au Réseau de transport métropolitain et vice-présidente de la Commission de l’aménagement à la Communauté métropolitaine de Montréal.

Sans toutefois chiffrer ses revendications, la coalition demande :

  • une solution immédiate visant la mise en place d’une voie réservée temporaire sur l’accotement pour les autobus, les véhicules électriques et le covoiturage;
  • la création d’un comité pour trouver des solutions permanentes et durables reliées au transport des personnes et des marchandises.

Le ministre des Transports, André Fortin, s’est contenté de rappeler qu’un bureau d’étude se penche présentement sur l’élargissement éventuel de l’autoroute 30 afin d’identifier les « meilleures solutions ».

Le gouvernement du Québec a lancé un appel d’offres public a été lancé en février 2018.

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