CAT accueille sa première fournée de chauffeurs français

Lors de la Semaine nationale du camionnage la semaine du 3 septembre 2018, CAT Transport et sa nouvelle filiale SLH Transport, acquise au cours des derniers mois, tenait des journées de reconnaissance des camionneurs dans ses principaux terminaux de Calgary à Les Côteaux en passant par Toronto, Kingston et Pointe-Claire. La dernière de ces activités de reconnaissance se tenait le samedi 8 septembre au siège social de CAT Transport à Les Côteaux.

C’est lors de ce Bar-B-Q sur le terrain de l’entreprise, non loin de la station de ravitaillement en gaz naturel comprimé (GNC) qui sert à alimenter les 300 camions au GNC de l’entreprise, qu’un petit chapiteau avait été érigé pour protéger les convives du soleil qui brillait de tous ses feux. Des employés venaient y déguster des hot dog et des hambourgeois, certains accompagnés de leurs enfants et/ou des conjoints et conjointes. Parmi tous les membres du personnel présents sur les lieux, un petit groupe attirait l’attention assis à la table du fond du chapiteau.

Il s’agissait des membres de la première fournée de chauffeurs venus de France pour occuper des postes de chauffeur chez CAT Transport, pour un contrat de deux ans. En ce samedi ensoleillé, on retrouvait quatre de ces chauffeurs fraîchement arrivés de France la semaine précédente avec deux autres collègues. Ces six nouveaux chauffeurs sont les premiers parmi un groupe de 20 chauffeurs recrutés à l’international qui prendront prochainement place derrière le volant d’un camion de CAT Transport. Pour l’entreprise, il s’agit d’une première expérience de recrutement à l’international pour combler des postes vacants pour lesquels il y a peu de candidats à cause de la pénurie de chauffeurs qui affecte l’industrie en ce moment.

Maxime Dauly, un vétéran de l’industrie du transport routier en France qui a conduit des camions dans plusieurs pays européens au cours de sa carrière, est arrivé au Canada avec sa femme Patricia et son fils Ewan. « Nous avons tout laissé derrière nous à Saint-Malo, tout est vendu et nous n’avons plus d’attache matérielle avec la Bretagne et la France », explique Maxime, dont la petite famille est installée à Brownsburg, non loin de Lachute. « Nous sommes ici pour deux ans minimum, mais notre vœu <a tous les trois est de nous établir ici pour de bon. Le premier test réel sera l’hiver que nous avons bien hâte de vivre, mais que nous anticipons avec une certaine inquiétude. Je suis certain que les hivers québécois sont plus rigoureux que ceux que nous avons connus en Bretagne. »

Habitant le sud de la France, entre Marseille et Nice, Richard Marris a décidé de tout vendre en France pour venir vivre l’expérience de travailler comme routier au Canada à l’âge de 44 ans. « Vous avez ici du travail et des systèmes sociaux qui n’existent pas en France », dit-il. « Un des irritants pour les chauffeurs de camion en France ce sont les péages qui sont partout alors que les informations que j’ai recueillies par rapport à ici c’est qu’il y en a beaucoup moins au Canada. Je suis célibataire et je suis arrivé seul en espérant m’installer ici pour de bon après les deux années pour lesquelles je me suis commis. J’a20 ans d’expérience comme chauffeur sur des camions qui sont un peu plus technologiquement avancés en Eurpoe qu’ici, mon dernier véhicule lourd était un Scania automatique et nous roulons plus vite sur les routes sur le vieux continent. Je crois posséder les connaissances requises pour chauffer un poids lourd en Amérique du Nord. »

Patrick Olivereau vient de la région de la Loire Atlantique dont la capitale est Nante et il réalise un rêve en venant travailler au Canada : « Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours voulu être un chauffeur de poids lourd au Québec. Je suis venu ici l’an dernier pour des vacances avec des amis et j’ai eu la piqûre. Dès que l’occasion s’est présentée, il n’était pas question que je la ratte. J’ai l’intention de tout faire pour demeurer ici après la période initiale de deux ans. J’ai laissé derrière mois mes parents, mais ils pourront venir me rendre visite. J’habite présentement chez des amis alors que tout est nouveau pour moi et je suis prêt à faire de merveilleuses découvertes. »

Cadet du groupe à 24 ans, Valentin Marchal vient de la Vendée, une autre contrée de la côte Ouest de la France. Il réalise lui aussi un rêve. « C’est un rêve d’enfant que de venir travailler en Amérique du Nord. Lorsque j’ai eu l’occasion de rencontrer les recruteurs, ma décision était prise et mes parents ont compris qu’ils ne pouvaient rien faire pour me décourager. Ils ont vite réalisé que c’était ce que je voulais et ils m’ont laissé partir », de dire celui qui demeure présentement en colocation à Montréal. « Ça fait déjà cinq ans que je chauffe des camions. Je suis arrivé ici sans m’être fait des idées de ce qui m’attendait et comme ça je ne risque pas d’être déçu. »

Les six chauffeurs nouvellement arrivés au Québec et les quatre autres qui suivront ont été recrutés par la firme Recrutement et Conseil International (RCI) qui possède des bureaux à Nantes, à Paris et à Saint-Pierre et Miquelon, en France, à St John’s, TN et Montréal, QC au Canada ainsi qu’à Saint-Martin, dans les Caraïbes. L’entreprise se targue d’apporter des solutions sur mesure et de qualité tant aux entreprises canadiennes qu’aux nouveaux travailleurs, tout en réduisant les risques reliés au recrutement. RCI se fie à une expérience de plus de 20 ans pour réaliser avec efficacité ses mandats grâce à une excellente connaissance du terrain et le respect des impératifs opérationnels d’entreprises clientes.

Selon Daniel Goyette, c’est une idée qui a vient de quelqu’un de chez CAT ici que de faire appel à une firme de recrutement international française possédant un bureau à Montréal. « Nous avons essayé d’être créatifs dans nos opérations de recrutement, avec un certain succès, mais pas assez. En ce moment, nous avons au moins une cinquantaine de postes à combler dans l’organisation. Chez CAT, nous avons une entente pour 20 chauffeurs avec la firme de recrutement alors que pour SLH à Calgary, nous allons recruter environ 40 chauffeurs à l’international d’ici la fin de l’année. C’est la première fois que nous tentons l’expérience et je dois dire que cette première fournée me semble très prometteuse » de conclure Daniel Goyet.

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