Chronique logistique – Commerce électronique et livraison alimentaire : une tendance irréversible!

Depuis quelques années, je suis avec intérêt l’effervescence autour des livraisons d’aliments à domicile. Le commerce électronique pour des articles non périssables a plus que fait ses preuves au cour de la dernière décennie. Nous commandons en quelques clics nos livres, nos vêtements, nos meubles et tout ce qui se retrouve sur une étagère en magasin. La nourriture périssable, nécessitant un contrôle de température et de qualité plus pointilleux, fait maintenant partie des articles que nous pouvons recevoir à domicile sans soucis.

Les livraisons de boites à cuisiner ont fait leur apparition au Canada depuis environ trois ans. Chef’s plate de Toronto a effectué sa première livraison en février 2015 et l’entreprise prévoit des revenus de $50 millions en 2017. Goodfood, crée par deux Montréalais en 2014, est entré en bourse par l’entremise de la Bourse de Toronto en juin dernier pour $21 millions. Plus récemment, l’épicier Métro a fait l’acquisition de 70% des actions de MissFresh, une autre startup montréalaise fondée en 2014.

Le principe des boites à cuisiner est simple : on commande des recettes en ligne, qui sont livrées avec tous les ingrédients frais requis pour ces recettes. On prépare des repas qui varient entre $7 et $15 du repas et qui se cuisinent en 30 à 45 minutes. On ajoute de la variété dans nos menus du souper, on sauve du temps, on mange frais tout en sachant exactement ce qu’il y a dans nos assiettes. C’est une alternative saine, rapide et plus économique que la restauration.

Du côté de nos voisins du sud, plusieurs entreprises ont démarré la tendance avant qu’elle soit exportée au Canada. En estimant un montant de $400 milliards en dépenses annuelles pour le souper des foyers américains, Blue Apron s’est bien positionné comme chef de file dès la fondation de l’entreprise en 2012. Depuis, des centaines d’entreprises en phase de démarrage ont vu le jour en offrant certaines spécialités pour se différencier sur le marché.

Preuve éloquente que l’alimentation est le nouveau segment d’opportunité pour le commerce en ligne, Amazon a fait l’acquisition de Whole Foods pour $13,7 milliards USD en juin dernier. Quelques semaines plus tard, le géant du commerce électronique a déposé la marque de commerce « We do the prep, you be the chef » et a commencé à distribuer des boites à cuisiner provenant de divers fournisseurs.

Quant à Uber, l’entreprise a pris un angle différent pour entrer dans le transport alimentaire en offrant à ses clients une livraison du restaurant local de son choix. Vous pouvez désormais recevoir un BigMac ou un Poke bol à votre domicile en moins de 35 minutes via l’application UberEats.

Que ce soit la livraison de mets à cuisiner ou de restauration, il est évident que la révolution du commerce électronique prend rapidement de l’ampleur dans le secteur de l’alimentation. Et avec tous les défis que ça implique. Prêt à commander votre souper ?

Par Valérie Mc Sween

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