Congrès annuel de l’APMLQ – Un bel hommage aux entrepreneurs

Pour la première fois en 51 ans, les membres de l’Association des propriétaires de machinerie lourde (APMLQ) et de ses associations affiliées ont tenu leur congrès annuel à Montréal, les 21 et 22 avril dernier. Sous le thème « L’entrepreneuriat: tout un sport! », la réunion annuelle a eu lieu à l’hôtel Regency Hyatt du complexe Desjardins.

Quelque 420 participants étaient inscrits, en plus des 58 fournisseurs présents au salon des exposants, un nombre record qui aurait été plus élevé s’il y avait eu de l’espace. Le président sortant du conseil d’administration, Steve D’Auteuil, a ouvert le congrès en félicitant les membres du comité organisateur.

« Le métier d’entrepreneur est plein de défis et d’aventures. Il faut être travaillant, persévérant et visionnaire pour diriger son navire d’une main ferme et avoir du succès. »

Il a également présenté aux membres le nouveau coordonnateur des communications et du marketing, Olivier Dufour, entré en poste au troisième trimestre de 2016.

Le lendemain à l’Assemblée générale, Steve D’Auteuil a insisté sur l’importance du regroupement pour faire porter la parole des entrepreneurs spécialisés en machinerie lourde. L’APMLQ et ses associations affiliées comptent quelque 500 entreprises membres et elle entend continuer son expansion. « Seule la solidarité du groupe nous permettra de nous faire entendre », dit-il.

Des conférenciers sont venus parler des règles de conformité dans le transport routier, de l’analyse du passif environnemental des bâtiments et terrains détenus par les entrepreneurs, et enfin, de la valorisation du béton et de l’asphalte récupérés sur les chantiers routiers.

Bilan des activités

Les membres du conseil d’administration de l’APMLQ en 2017-2018: Assis à l’avant, de gauche à droite: Alain Tourigny (vice-président), Jean-Yves Gauthier (président), Steve D’Auteuil (président sortant). Deuxième rangée: Annick Plourde et Sandra Paradis. À l’arrière: Jasmin Douville, Jean Juneau, Claude Raynault, François Pelletier, Simon Landry, Gilles Séguin, Alexandre Samson et Pierre Scalabrini. Absents sur la photo: Jean-François Ostiguy et Pierre Desgagnés.

Lors de l’assemblée générale des membres réguliers, le directeur général Yvan Grenier a fait le bilan annuel des activités. Il rappelle que pour tous les contrats de 25 000 $, le donneur d’ouvrage doit obtenir la preuve que son fournisseur ne doit aucune somme à Revenu Québec. Cette attestation fournit par le ministère est réclamée pour les contrats publics et privés. Depuis le 1er septembre dernier, après quelques mois de tolérance, l’entrepreneur général qui accorde un contrat sans vérifier l’attestation de son fournisseur peut recevoir une amende.

La Commission de la construction du Québec (CCQ) a entrepris de réviser la définition des métiers. La première phase visait neuf métiers « qui devaient être les plus faciles à régler », note M. Grenier, mais aucun ne l’a été après deux ans et demi. Lors de la deuxième phase, on prévoit réviser les métiers touchant le forage et les pompes à béton.

Du côté du déneigement, l’APMLQ constate les délais pris par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour fournir les attestations aux entrepreneurs qui signent des contrats publics d’une valeur de plus d’un million de dollars. Cette limite n’est pas difficile à dépasser dans le déneigement, avec des contrats de trois ans avec le Ministère et de cinq ans avec les municipalités. Ça prend de deux à trois mois pour obtenir cette attestation de l’AMF, indique M. Grenier, et on ne peut participer à un appel d’offres sans la détenir.

La grève de plusieurs mois des juristes de l’État a retardé le dépôt de la nouvelle règlementation touchant les charges et les dimensions dans le transport, ajoute-t-il. On espère des progrès pour les normes touchant les véhicules de déneigement, les camions avec mât télescopique et les permis spéciaux de circulation. « Cela dit, on parle de cela depuis mon arrivée à l’Association », note Yvan Grenier.

L’encadrement « temporaire » du transport en vrac a été prolongé d’une autre année, et l’on espère une nouvelle règlementation d’ici mars 2018, ajoute-t-il. L’administrateur Alain Tourigny représente l’APMLQ au comité qui regroupe les intervenants du transport en vrac.

L’APMLQ fait aussi des représentations pour améliorer les taux de référence utilisés pour les contrats qui exigent la location de machinerie lourde, mais les progrès sont lents, reconnaît Yvan Grenier. Par ailleurs, l’Association des propriétaires de grues (APGQ), affiliée à l’APMLQ, a aussi connu une année « agitée » avec Transports Québec, et les discussions se poursuivent afin de régler les problèmes, conclut Yvan Grenier.

Par Alain Castonguay

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