Congrès d’Info-Excavation – À quand de meilleures pratiques?

Trois-Rivières – L’organisme Info-Excavation a présenté du 20 au 22 février son congrès annuel placé sous le thème de la prévention. Près de 200 personnes – un record en 13 événements – ont partagé des informations quant aux normes, pratiques et méthodes d’ici et d’ailleurs qui pourraient, si elles étaient systématiquement appliquées, réduire de trop fréquents et coûteux accidents.

« Nous calculons qu’il y a au Québec plus de cinq bris par jour aux infrastructures souterraines lors de travaux d’excavation », précise Nathalie Moreau, directrice générale, prévention et affaires publiques d’Info-Excavation. Ces trop fréquents accidents, coûteux en plus d’être dangereux, surviennent entre autres parce que près de 40% de ces opérations ont été réalisées sans avoir vérifié auparavant la présence de conduites de gaz, de lignes de télécommunications ou de tuyaux d’aqueduc. « Pourtant, on peut nous consulter 24 heures sur 24, sept jours par semaine, tout à fait gratuitement sur le site d’info-ex.com ou par téléphone », ajoute Mme Moreau.

Le congrès 2019, intitulé « Mieux vaut prévenir que guérir! », s’est articulé autour de nombreuses présentations dont celle de Raymond Lacroix (Telus), Denis Page (gouvernement du Québec) et Agathe Tremblay (Ministère de la Santé), lors de laquelle on a souligné les conséquences nombreuses d’une coupure de fibres optiques pour un établissement de santé. « C’est important d’avoir des témoignages de sensibilisation pour faire comprendre à quel point cela peut avoir des conséquences importantes. Oui les pipelines et le gaz sont importants, mais d’autres bris peuvent créer des situations graves », poursuit Mme Moreau.

De nombreux thèmes

Prévenir le bris d’infrastructures enfouies semble simple à première vue, mais remarquablement complexe si on se base sur le nombre des thèmes abordés durant les conférences et ateliers du congrès. Explosifs, lecture de plans, cannabis, signalisation, travaux en tranchées, législations diverses et prévention des blessures ne sont que quelques-uns des points abordés. Cela reflète la complexité du domaine ainsi que le nombre des entreprises et milieux de travail concernés. « Nous comptons environ 250 membres au Québec, des municipalités et des entreprises diverses, souvent de grands donneurs d’ordres. »

Comité organisateur, président d’honneur et conférencier : L’équipe du congrès 2019 d’Info-Excavation : Président d’honneur : Ghyslain Deschamps, vice-président exécutif d’EBC, conférencier-vedette : Hugo Girard, animateur, athlète et homme d’affaires, comité : Caroline Lessard, Énergir, Isabelle Danis, ACRGTQ, Myriam Cyr, Groupe ADE, Natalia DaCosta Pacheco, Gazifère, Alain Cazavent, ambassadeur CERIU, Alek Dupras, Enbridge, Eric Villeneuve, Promark-telecon, Daniel Bibeau, Groupe Maco, Jean-Luc Rossi, Softex, Jean-Sébastien Bisaillon, Hatch, Pierre Duval, Hydro-Québec, équipe d’Info-Excavation : Nathalie Moreau, François Desjardins, Marc Jr Colas et Denis Courchesne.

Poursuivre la sensibilisation

Avec l’élection d’un nouveau gouvernement à Québec, les efforts de sensibilisation sont en partie à recommencer. Ce que l’on souhaite, à terme, c’est d’en arriver à une législation provinciale comme l’a adoptée la première, l’Ontario, il y a quelques années. Le site Ontario One Call, à www.on1call.com, le pendant de cette loi, permet aux propriétaires, contracteurs et organismes d’avoir accès aux informations souterraines nécessaires afin de réduire au minimum les bris et dangers. « Nous espérons que l’on n’attende pas d’avoir des morts, comme cela avait été le cas en Ontario pour adopter des mesures appropriées. Nous avons fait réaliser une étude l’an dernier pour avoir une cartographie complète des municipalités. Il en coûterait moins de 16 millions de dollars pour connaître l’état de la situation pour toutes les villes du Québec, un montant unique; par la suite il ne faudrait que tenir les informations à jour », poursuit la directrice générale.

Nécessaire, la prévention des bris aux infrastructures souterraines est une responsabilité partagée. Par exemple, si vous engagez un contracteur pour effectuer des travaux, demandez qu’il se renseigne sur la composition du sol, entre autres en consultant info-ex.com. Ce site vous permettra également de connaître les détails de la prochaine édition de ce congrès, qui aura à nouveau lieu en février l’an prochain.

Par Frédéric Laporte

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