De plus en plus de camions carburent aux huiles et lubrifiants écologiques

Les nouvelles technologies qui ont fait leur apparition dans le monde du camionnage au cours des dernières années ont permis de grandement réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la consommation de carburant. Au cours de cette même période, plusieurs pétrolières et manufacturiers ont conçu des huiles et des lubrifiants répondant à de nouvelles normes et des impératifs environnementaux de plus en plus recherchés dans l’industrie. La technologie des lubrifiants a été mise à niveau avec l’adoption des nouveaux standards API CK-4 et API FA-4 pour les huiles. De nouveaux produits ont été lancés sur le marché pour rencontrer les besoins des fabricants d’équipement d’origine (FEO – OEM – Original Equipment Manufacturer).

Il devient de plus en plus important pour les gestionnaires de flottes, les responsables de l’entretien et les opérateurs de bien vérifier les produits recommandés par les manufacturiers afin de toujours permettre aux moteurs d’offrir des performances optimales. La grande majorité des fabricants d’huiles et de lubrifiants ont aussi remarqué que les transporteurs routiers et autres utilisateurs de véhicules lourds commerciaux ont commencé à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Pour y répondre nombre de pétrolières et autres fabricants ont conçu des huiles plus écologiques et biodégradables ainsi que des lubrifiants synthétiques d’une grande qualité.

Ce faisant, les nouveaux moteurs, quelque soit le FEO, ont tous un point en commun, ils ont été conçus pour étirer les intervalles entre les vidanges d’huile. Les lubrifiants respectant les nouvelles normes API CK-4 et API FA-4 ont été développés dans le but précis de répondre aux nouvelles réalités. Parmi tous les changements proposés par les nouvelles normes, la viscosité des huiles est certainement un des facteurs les plus apparents. Les nouveaux produits ont atteint un niveau de performance tel qu’il n’est plus nécessaire, dans la majorité des cas, de changer de type d’huile avec les changements de température. Il est maintenant possible de rouler avec la même huile à moteur hiver comme été.

Des fabricants continuent à développer des produits pour plusieurs applications. Chez Mobil Delvac, par exemple, on retrouve de la graisse pour la sellette, les joints universels, les butées d’embrayage et les points de graissage, des huiles de différentiel et de transmission offrant d’excellentes performances sous pression, des huiles à moteur comme la 1 ESP 5W-30 offrant un réduction de l’usure du moteur, la protection des composantes de biocarburant et un potentiel accru d’économie de carburant par rapport à l’huile SAE 14W-40 de la génération précédente ainsi que plusieurs autres produits.

Entreprise québécoise établie à Thetford Mines depuis une trentaine d’années, Prolab Technolub a développé une expertise dans les huiles synthétiques en concevant une gamme de produits permettant de solutionner les problèmes et prolonger la durée de vie des équipements. « Nous sommes un chef de file en efficacité énergétique. Nos produits ont été certifiés écoénergétiques car ils permettent de réduire la consommation d’énergie et d’augmenter l’efficacité, la productivité et la disponibilité des équipements », explique Daniel Manseau, directeur national des ventes chez Prolab Technolub. « Prolab a développé des programmes d’efficacité énergétique adaptés à chacun des marchés et des besoins sans cesse changeant de nos clients. »

C’est à la fin des années 90 et au début des années 2000 que Prolab Technolub a commencé à élaborer les produits plus verts afin de diminuer l’empreinte de carbone et réduire la suie des véhicules lourds des clients. « Nous avons un produit qui fait tout le nécessaire pour le transport au diésel. C’est à la fois un lubrifiant et un  conditionneur qui commence son travail dans la chambre à combustion », poursuit Daniel Manseau. « Au Québec, nous avons traité plus de 120 000 000 de litres de diésel avec notre DBF-4 et de plus en plus de clients font appel à nos produits partout au Canada. Nous sommes présentement à la recherche de distributeurs aux États-Unis pour répondre à une demande croissante là-bas. »

Fabriqué d’ingrédients synthétiques, le DBF-4 est un produit complet, un conditionneur de diésel qui nettoie l’injecteur et le système d’admission tout en lubrifiant la pompe et les injecteurs en plus d’enlever l’eau et de redonner de la puissance au moteur. De plus, ce produit réduit la suie, augmente la combustion dans la chambre à combustion et minimise les GES pour ainsi réduire l’empreinte carbone. Un litre de DBF-4 peut traiter 2 000 litres de diésel. C’est un produit multitâches conforme aux normes nord-américaines et européennes.

L’entreprise thetfordoise offre également plusieurs autres produits pour l’entretien des moteurs et des véhicules lourds dont le traitement pour DPF TCC-07. Cette solution réduit le point de combustion de la suie de 200°C dans le filtre à particules en plus de permettre une combustion quasi complète. Il agit donc en réduisant les restrictions et en rétablissant la chaleur dans le filtre. « Parmi les autres produits Prolab Technolub, on retrouve le lubrifiant biodégradable pour systèmes hydrauliques le plus performant sur le marché. Sa formulation unique surclasse tous les produits biodégradables d’origine végétale ou synthétique et même certains lubrifiants standards à base d’huile minérale. C’est un produit respectueux de l’environnement, biodégradable et écologique qui ne contient aucun métal lourd, d’organochloré ou de composé nitreux. N’étant pas réglementé en vertu du SIMDUT, c’est un produit très sécuritaire », de conclure Daniel Manseau.

Comme le disent souvent les biens pensants d’organismes écologiques : « Ne pas consentir aujourd’hui les efforts pour atteindre et dépasser les objectifs de Kyoto, c’est condamner nos enfants et nos petits-enfants à payer beaucoup plus cher les conséquences de notre incurie. » De voir que l’industrie du camionnage déploie des efforts non seulement pour rouler avec des véhicules moins énergivores, mais s’efforce également de développer des produits plus verts pour faire rouler les moteurs, doit certainement être considéré comme un pas dans la bonne direction.

Par Guy Hébert

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