Derrière le volant – L’autoroute 30: plus qu’une voie de contournement!

Depuis son parachèvement, en 2012, l’autoroute 30 remplit à merveille son rôle de voie de contournement de la grande région métropolitaine de Montréal et celui d’un véritable trait d’union entre la Montérégie et ses principaux marchés d’exportation.

Jusqu’à tout récemment, elle permettait encore de combler l’absence d’un lien autoroutier qui contribuait à limiter l’expansion des entreprises. Encore aujourd’hui, l’A30 représente une véritable zone économique d’intérêt continental, mais son succès commence à peser lourd; la congestion sur l’autoroute 30 est devenue chronique et croissante.

Rappelons que jusqu’à 87 000 véhicules empruntent tous les jours cet axe névralgique, entre les autoroutes 10 et 20, dont une part importante de camions qui représente entre 11 % et 18 % des débits calculés.

À l’aube d’une campagne électorale qui s’annonce au Québec, une coalition vient de voir le jour afin de réclamer des mesures pour permettre une meilleure fluidité sur l’autoroute 30. Représentée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), des élus municipaux et des membres de la communauté d’affaires, la Coalition A-30 pour une fluidité durable entre en scène. Sa création et son plan d’action seront d’ailleurs dévoilés ce matin, le 21 mars, au Centre Marcel-Dulude de Saint-Bruno-de-Montarville.

Assurer l’essor économique de la région

Une seule certitude paraît assez évidente au moment d’écrire ces mots : la Coalition A-30 pour une fluidité durable pressera le gouvernement du Québec à procéder, sans tarder, à son élargissement ou à la mise en place des mesures d’atténuation visant à assurer l’essor économique de la région.

Ce lancement fait suite au dévoilement en mai 2017 des résultats d’un important coup de sonde réalisé auprès de 250 entreprises membres de la CCIRS, et qui représentent plus de 31 700 employés. Selon ce sondage, la quasi-totalité (98 %) des répondants estiment que la congestion de l’autoroute 30 engendre des pertes économiques pour leurs entreprises et 92 % croient que la congestion sur cet axe est un frein au développement économique.

« Le gouvernement doit étudier sérieusement le projet d’élargissement du tronçon de l’A-30 situé entre les autoroutes 10 et 20 et mettre en œuvre à très court terme des mesures préférentielles permettant de soulager cet axe de transport », lit-on dans le mémoire de la CCIRS dévoilé en mai 2017.

Un appel d’offres public lancé

Pourtant, quelques mois plus tôt, en octobre 2016, la ministre responsable de la région de la Montérégie, Lucie Charlebois, avait joué la main tendue à la communauté d’affaires, dans un discours très attendu devant cette même Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. Le dossier de l’élargissement de l’autoroute 30 avait alors été placé au cœur de son gouvernement, ce qui lui avait valu de chauds applaudissements.

Depuis, tous attendent la suite avec impatience.

Tout vient à point à qui sait attendre. Un appel d’offres public a été lancé en février 2018 afin de réaliser une étude d’opportunité qui permettra de documenter les besoins présents et à venir, et de proposer des solutions afin d’optimiser les déplacements dans le corridor de l’autoroute 30.

Trop peu, trop tard, pourront dire certains, avec l’avènement du projet du Réseau express métropolitain (REM), la réfection prochaine du pont-tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine et les projets à venir de pôles logistiques et de zones aéroportuaires situés aux abords de l’autoroute 30.

Source photo: Eltiempo10

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