Derrière le volant – Moyens de pression des contrôleurs routiers: la tension entre les deux parties monte d’un cran

Puisque la période de dégel bat son plein présentement au Québec, le retour des moyens de pression des contrôleurs routiers n’est pas perçu comme une bonne nouvelle pour les usagers de la route.

Déjà, à cette période de l’année, les contrôleurs routiers intensifient les activités de pesée visant les camions lourds, aussi bien dans les postes de contrôle que sur le réseau routier. Or, le conflit qui les oppose en ce moment à leur employeur risque bien de faire monter la tension d’un cran entre les deux parties.

Il n’en fallait pas davantage pour que cette agitation palpable interpelle l’Association du camionnage du Québec (ACQ), qui a récemment exhorté les deux parties à trouver un terrain d’entente pour mettre fin au conflit, « dans lequel l’industrie du camionnage n’est pas partie prenante mais en subit les conséquences ».

Aucun impact sur la sécurité

Les limitations de charge qui sont imposées pendant le dégel ont pour but de protéger le patrimoine routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route. En effet, durant la période de dégel, la route est de 30 à 70 % plus fragile qu’en temps normal et un seul véhicule en surcharge peut lui causer des dommages très importants.

À ce jour, le moyen de pression qu’ont utilisé les contrôleurs routiers, et qui demeure le plus médiatisé, n’influence aucunement le travail des contrôleurs routiers au quotidien. Ils ont écrit le mot « trahis » dans la fenêtre de la station de pesage située sur l’autoroute 40, dans le secteur de Trois-Rivières, à l’aide d’autocollants.

De toute évidence, cette tactique des contrôleurs routiers n’a pas d’impact sur la sécurité des gens et les interventions faites sur la route et les contrôles se poursuivent. Toutefois, il ne faudrait pas attendre que la situation dégénère et que les usagers de la route soient des victimes d’un conflit qui ne les touche pas.

Être une partie de la solution

Rappelons que le 6 mars 2017, le gouvernement du Québec avait pourtant annoncé s’être entendu en principe avec ses quelque 300 contrôleurs routiers pour une période de cinq ans après des négociations qui s’étaient entamées en avril 2015. Depuis, tout indique que la situation ait empirée.

Ceci étant dit, il faut rappeler que les contrôleurs routiers représentent avant tout une partie de la solution aux problèmes reliés à la sécurité routière, notamment dans un contexte qui nous apprend que le nombre de collisions mortelles est en hausse.

Par les données provisoires de son bilan routier pour l’année 2017 dévoilées en janvier dernier, la Sûreté du Québec (SQ) a affirmé que la dernière année s’est terminée avec une hausse de 3,5 % du nombre de décès pour la même période, soit de 260 décès en 2016 à 269 en 2017.

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