Des technologies à suivre…

L’accélération des technologies, notamment sur le plan des communications de données, connaît depuis une dizaine d’années une progression fulgurante. Et qu’on le veuille ou non, l’univers du camionnage n’est pas exclu de ce phénomène. Même qu’il est parfois à l’avant-scène.

C’est le cas notamment de la conduite en peloton, où trois véhicules (ou plus…) communiquent ensemble pour synchroniser leur vitesse et gagner en aérodynamisme pour réduire la consommation de carburant. L’année qui s’achève a permis de voir les premiers tests réels sur route de cette nouvelle technologie prometteuse, non seulement sur le plan de l’efficacité énergétique, mais aussi de la sécurité.

 

2016 aura aussi été l’année des premiers essais de véhicules autonomes, signés Otto. Une technologie avancée qui a beaucoup fait parler d’elle, et qui soulève quantité de questions d’ordre légal. Les experts estiment toutefois que si la technologie est au point, l’acceptabilité est loin d’être encore au rendez-vous.

 

Les systèmes de mitigation de collision, d’avertissement de changement involontaire de voie, de détection d’objets fixes, bref, de réduction des risques d’accident, ont aussi grandement progressé cette année. Des systèmes que l’on retrouve maintenant sur bien des modèles de voiture en équipement de série, mais qui peinent à obtenir l’adhésion lorsqu’on parle de camions lourds.

 

Autre technologie qui a beaucoup fait coulé d’encre, le journal de bord électronique. Il y a ceux qui aiment, et ceux qui s’y refusent, et comme dans bien des cas aujourd’hui, personne au milieu. Accepté ou non, déjà bien installé dans plusieurs flottes y compris ici au Québec, le journal de bord électronique est une réalité à laquelle tous, dans l’industrie, devront se plier sous peu.

 

On peut voir dans ces technologies une disparition graduelle mais somme toute accélérée du camionnage tel qu’on le connaissait il n’y a pas si longtemps. Un métier où, sur la route, le chauffeur était maitre de sa destinée. Une vision peut-être un peu idéalisée du métier, diront certains. Mais on ne peut nier qu’avec les transmissions automatisées, les systèmes de freinage activés automatiquement en cas de risque de renversement ou de collision, le suivi GPS au mètre et à la seconde près des véhicules sur la route, le régulateur de vitesse adaptatif qui ralentit et accélère automatiquement au besoin, ce sentiment de perte de contrôle est réel.

 

Trois impératifs guident l’adoption de toutes ces technologies par les flottes de camions : l’économie de carburant, la sécurité, et la gestion plus serrée que jamais des routes, notamment avec l’accroissement des bouchons de circulation. Mais qu’en est-il de leur acceptabilité par les premiers utilisateurs, les camionneurs?

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