D’ici 2030, 2/3 du gaz naturel pourrait être du GNR

Dans le but de connaître la quantité potentielle de production de gaz naturel renouvelable (GNR) au Québec et de déterminer le rôle que cette énergie pourrait jouer dans la transition énergétique, le consortium formé de WSP Canada et Deloitte a réalisé une étude à la demande d’Énergir pour évaluer le potentiel technico-économique de production dès aujourd’hui et à l’horizon 2030. Afin de mener à bien cette étude, un comité de pilotage composé d’acteurs clés de l’industrie a été formé. Ce groupe d’experts est composé de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie HEC Montréal, du Conseil de l’industrie forestière du Québec, d’Énergir, de RECYC-QUÉBEC et de l’Union des producteurs agricoles.

Les résultats de cette étude sont forts prometteurs et démontrent que dès 2018, le potentiel technico-économique s’élève à 12% du volume de gaz naturel distribué actuellement par Énergir au Québec, soit 25,8 M de GJ. À l’horizon 2030, cette proportion pourrait plus que quintupler grâce à l’implantation de technologies en développement, en atteignant les 2/3 du volume actuel soit 144,3 M de GJ. Ces potentiels sont établis en prenant en compte un prix d’achat moyen pour le GNR de 15 $/GJ. Grâce au GNR, une opportunité s’offre au Québec pour contribuer à la transition énergétique.

«WSP est fière d’avoir mené cette étude en étroite collaboration avec un large panel d’acteurs impliqués à travers des échanges riches et constructifs », de dire Olivier Joyal, vice-président Environnement chez WSP. « Les différents constats, freins et opportunités soulevés offrent une base claire pour des discussions à propos de l’avenir de la transition énergétique québécoise. Une expérience enrichissante ! » Voici quelques faits saillants issus de l’étude sur le potentiel québécois de production de GNR :

  • Le potentiel technico-économique est majeur à l’horizon 2030 et pourrait atteindre 66 % de la consommation actuelle de gaz naturel.
    • Le potentiel technico-économique est la proportion de matières organiques résiduelles pouvant être transformées en GNR de façon rentable dans les conditions de marché actuelles, mais sans tenir compte de l’ensemble de l’environnement d’affaires, qui déterminera si un projet se réalisera (ex : compétition pour les résidus organiques).
  • À l’horizon 2030, toutes les régions du Québec présentent un potentiel technico-économique de production de GNR appuyé sur des sources de matières organiques résiduelles propres à leur milieu (ex. : présence de l’industrie forestière, milieu agricole, etc.)
  • L’atteinte du plein potentiel technico-économique de production de GNR dépendra de facteurs clés, dont la mise en place d’un écosystème favorable à l’émergence de projets de GNR et le travail concerté des acteurs du milieu.
  • Au niveau des gaz à effet de serre (GES), le recours à ces volumes de GNR à l’horizon 2030 en remplacement de gaz naturel produit à l’extérieur du Québec équivaudrait à retirer 1,5 million de voitures par année soit plus de 7,2 Mt de GES évités.

WSP est l’une des plus grandes firmes de services professionnels en ingénierie au monde. L’entreprise est engagée envers ses communautés locales et propulsée par son savoir collectif international. WSP regorge d’experts techniques et de conseillers stratégiques regroupant des ingénieurs, techniciens, scientifiques, architectes, planificateurs, arpenteurs-géomètres et spécialistes de l’environnement, ainsi que des spécialistes du design et de la gestion de programmes et de la construction. WSP, ce sont plus de 8 000 employés talentueux répartis à travers le Canada et plus de 43 000 à l’échelle planétaire.

« Dans un contexte de transition énergétique, cette étude initie une réflexion collective sur le potentiel de la filière du gaz naturel renouvelable au Québec », a déclaré Gildas Poissonnier, directeur principal, Développement durable et changements climatiques chez Deloitte. « Il s’agit d’un excellent point de départ pour un échange éclairé entre les acteurs clés du développement énergétique, économique et régional du Québec. »

Comptant plus de 7 milliards de dollars d’actifs, Énergir est une entreprise diversifiée du secteur énergétique dont la mission est de répondre de manière de plus en plus durable aux besoins énergétiques de ses quelque 520 000 clients et des communautés qu’elle dessert. Principale entreprise de distribution de gaz naturel au Québec, Énergir y produit également, par le biais de filiales, de l’électricité à partir d’énergie éolienne. Énergir valorise l’efficacité énergétique, investit et s’investit dans des projets énergétiques novateurs tels que le gaz naturel renouvelable et le gaz naturel liquéfié et comprimé.

« Énergir est très fière d’avoir participé à la réalisation de cette étude. Les conclusions sont sans équivoque : le potentiel énergétique est réel. Le gaz naturel renouvelable contribuerait grandement à l’atteinte des cibles de réduction de GES et nous devons collectivement saisir cette opportunité d’innovation au Québec. C’est d’ailleurs un levier privilégié par les pays les plus avancés dans leur transition énergétique comme la Suède et le Danemark. Le GNR connait une forte croissance en Europe et nous croyons fermement que le Québec doit être à l’avant-garde dans ce domaine en Amérique du Nord», de conclure la présidente et chef de la direction d’Énergir, Sophie Brochu.

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