Les Entreprises Bourget propose un projet-pilote pour une utilisation plus écologique et économique des sels de voirie

Consciente des effets nocifs de l’usage intensif des sels de voirie sur l’environnement, Les Entreprises Bourget inc., de Lanaudière, a proposé au nouveau ministre des Transports, monsieur François Bonnardel, de mettre sur pied rapidement un projet-pilote de traitement des sels de voiries du MTQ, à même les sites de dépôt du ministère.

Ce projet consisterait, selon le président de l’entreprise, Luc Delangis, à l’utilisation de la technologie associée à son produit déglaçant, le CMH-30, assorti d’un inhibiteur de corrosion et colorant naturel biodégradable, pour une gestion beaucoup plus écologique et nettement plus économique de ces sels pour l’ensemble du réseau routier québécois, à un moment où le prix du sel devrait exploser de 30 %, en raison d’une grève de 3 mois survenue au printemps dernier dans la plus grande mine de sel au monde, située en Ontario. « C’est le monde municipal devrait être particulièrement touché par cette hausse du prix à la tonne qui est passé de 74,04 $ à 96,36 $ en un an » a dit aujourd’hui le président de Les Entreprises Bourget.

Le Québec compte actuellement 31 autoroutes, 45 routes nationales et 129 routes régionales ou secondaires sur lesquelles l’utilisation répétée, sur une base annuelle, de 1,5 million de tonnes de sels de voirie épandues sur les 137 000 km du réseau routier québécois. Cela compromet, aux dires de monsieur Delangis, à des degrés divers, tant la flore, que la faune, la qualité de l’eau et la qualité des sols, sans compter l’état de nos infrastructures. Celui-ci a précisé qu’en soutenant ce projet-pilote, le MTQ comme le monde municipal pourraient ainsi mettre à profit et en oeuvre de meilleures pratiques opérationnelles.

Dans cet esprit, ce CMH-30 est une solution active qui sert au traitement du sel de déglaçage et qui accélère le processus de fusion; le sel ainsi humidifié agit dès qu’il est appliqué. « Celle-ci est composée de chlorure de calcium/magnésium, dans laquelle un colorant alimentaire biodégradable est injecté pour une meilleure visualisation des surfaces traitées avec les sels de voirie, une planification améliorée des tâches à exécuter, et une logistique plus performante » a ajouté monsieur Delangis. De plus, un inhibiteur de corrosion y est aussi ajouté, réduisant ainsi les risques de dommages corrosifs aussi désagréables que coûteux aux parcs de véhicules autant qu’aux infrastructures comme les ponts.

Force est de constater, que les progrès sont difficiles à concrétiser, de poursuivre monsieur Delangis. Celui-ci a affirmé que cette stratégie idéale a été appliquée à profit localement, pendant l’hiver 2017, dans une partie de la région de Lanaudière, où le traitement des sels conventionnels au CMH-30 a fait partie de la stratégie logistique de l’entreprise sur les kilomètres de route dont elle a la responsabilité de l’entretien.

« L’expérience a permis de réduire les taux de pose de sels de voirie conventionnels significativement, avec l’atteinte, en prime, d’objectifs économiques et environnementaux réalistes et mesurables, surtout » a dit le président de Les Entreprises Bourget, précisant que cela a permis de maintenir des routes très sécuritaires en hiver, et ce, à moindres coûts.

Monsieur Delangis a conclu en précisant que le CMH-30 est le seul produit du genre 100 % local, destiné à l’économie locale, en plus d’être le plus écologique sur le marché.

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