Mythes et réalités à propos des véhicules électriques (VÉ)

Les progrès dans le développement de nouvelles batteries, plus légères et offrant une plus large autonomie, sont à la base de la popularité des véhicules électriques (VÉ). Enseignant au cégep de Rivière-du-Loup, Denis Paradis tente de briser quelques mythes associés aux VE.

Les véhicules hybrides rechargeables (VHR) sont comptabilisés parmi les VÉ. Les hybrides rechargeables représentent 55 % des VÉ immatriculés au Québec. Le gouvernement du Québec vise 100 000 véhicules électriques sur les routes en 2020.

S’il est vrai que le Québec est encore loin de l’objectif, reconnaît Denis Paradis, le Québec en comptait quand même 18 361 VÉ au 31 août 2017. Cela représentait près de la moitié de tous les VÉ immatriculés au Canada. « Et 90 % des propriétaires de véhicules électriques se disent très satisfaits », dit-il.

L’autonomie des VÉ est souvent remise en cause, même si la grande majorité des conducteurs roulent moins de 60 km par jour pour leurs déplacements courants. Tous les modèles actuels permettent de rouler jusqu’à 100 km avant la recharge. Les nouveaux modèles mis en marché en 2017 montrent une autonomie variant de 200 à 300 km par recharge. Pour ceux qui sont vraiment inquiets, ajoute M. Paradis, les véhicules hybrides rechargeables (VHR) offrent la même autonomie que le véhicule à essence.

Une recharge complète de son véhicule coûte environ un dollar à la maison. Même si le Québec comptait environ un million de véhicules, soit 20 % du parc automobile, et qu’ils étaient tous branchés en même temps, cela représenterait l’équivalent de 2 % de la capacité de distribution de la société d’État. Comme la recharge se passe surtout la nuit, et que la demande est alors moins élevée, le réseau actuel suffit amplement à combler la demande.

Pour 20 000 km parcourus, soit 84 km sur 240 jours ouvrables (ou 55 km par jour chaque jour de l’année), il en coûterait donc environ 360 $ en électricité. On peut aisément comparer ce montant à celui des dépenses annuelles en carburant. Certes, le véhicule coûte plus cher à acquérir, mais le gouvernement offre jusqu’à 8000 $ à l’achat. De plus, l’installation d’une borne au domicile faite par un maître électricien peut aussi être subventionnée jusqu’à concurrence de 600 $.

Le VÉ coûte moins cher d’entretien et Denis Paradis ajoute que des économies d’assurance sont possibles. Pour que le marché se développe à grande échelle, poursuit-il, les VÉ devront offrir un meilleur équilibre entre la performance technique, l’empreinte écologique, l’économie et le coût. Cet équilibre devra se rapprocher de celui offert par les voitures thermiques, soit une autonomie de 400 à 500 km et un coût d’achat entre 35 000 et 60 000 $.

La recharge

Le Circuit électrique, mis en place par Hydro-Québec et ces nombreux partenaires, compte déjà plus de 1100 bornes de recharge, dont 90 à recharge rapide (30 minutes). Ces bornes sont largement accessibles sur des artères commerciales et à proximité des grands axes interurbains.

Par Alain Castonguay

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