Le nouveau VNL de Volvo – L’inspiration des camions à venir

Volvo a récemment dévoilé, à son nouveau centre de services de Dublin en Virginie, le camion routier sur lequel ses succès futurs dépendent. Le VNL, avec ses angles et ses courbes directement inspirés du camion expérimental « Supertruck », se veut plus économique, plus efficace, plus sécuritaire et plus humain que tous ses compétiteurs. Voyons comment ses concepteurs ont mis au point ce bel outil de travail.

L’équipe de Volvo n’a pas fait les choses à moitié pour la présentation du VNL, en inaugurant par la même occasion un splendide centre de services où l’on effectuera entre autres la formation des employés et clients du constructeur. Celui-ci a été conçu juste à côté du nouvel atelier de peinture robotisé, qui serait l’égal de ceux de Lexus et de Ford pour l’automobile, et dépasserait en qualité et sophistication tous ceux pour camions lourds. Les pièces des Mack y sont également peintes, pour des raisons évidentes d’efficacité et de protection environnementale. En portant la superficie totale de l’usine de Dublin à 1,6 million de pieds carrés, ce centre est devenu ainsi le plus vaste du monde entier pour le constructeur suédois.

Un camion inspiré

Pour un camion aérodynamique, le VNL est franchement beau : il réunit avec goûts courbes, angles et parties élancées. Et contrairement à ses compétiteurs qui n’ont que partiellement repris les éléments de leurs prototypes conçus dans le cadre du programme « Supertruck » de l’EPA, celui de Volvo s’y réfère directement. Examinez la forme supérieure du capot qui rejoint la calandre aux coins arrondis pour vous en convaincre. Le déplacement de l’air a été optimisé vers le radiateur pour ensuite s’échapper vers les grilles latérales, plus simples qu’auparavant. Et admirez la finition de la peinture : une Jaguar ne bénéficie pas d’une aussi belle peinture et de son procédé « wet on wet » !

« Nous ne voulions pas d’un camion gomme balloune, arrondi au maximum mais laid. Le VNL est aérodynamique sans perdre l’essence de ce qui est un Volvo, un camion d’abord et avant tout fait pour répondre aux besoins de ses utilisateurs », expliquent Claes Nilsson et Göran Nyberg, directeurs de Volvo pour le monde et les États-Unis, en se référant aux centaines de personnes – conducteurs et techniciens – qui ont été consultées tout au long de sa conception.

Claes Nilsson, président de Volvo Trucks

Prenez par exemple les phares du VNL à diodes électroluminescentes affleurants à peine la carrosserie : ils sont dotés de ventilateurs pour dissiper la chaleur, inversés durant l’hiver pour faire fondre la neige. Ou encore le capot plus léger de 70 livres par rapport à l’ancien modèle : c’est en dessous que les choses deviennent intéressantes puisque la plaque protectrice qui entoure les roues bascule complètement pour libérer l’accès au moteur! Et il y a encore le tapis et le recouvrement de la transmission : ils s’enlèvent en quelques instants pour accélérer le processus d’entretien. Et pour ce qui est des prises USB et électriques rechargeants nos cellulaires et autres appareils : il y en a maintenant une bonne douzaine dans l’habitacle, dont certains placés au sommet du tableau de bord pour ainsi éviter d’avoir des fils qui pendent.

« Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de bouteilles et de contenants que nous avons achetés pour nous assurer que nos porte-bouteilles les recevaient tous », précise Jason Spence, directeur des produits.

Ce que ce camion n’est pas

Certains mots n’ont pas été prononcés une seule fois durant ces trois jours : par exemple « autonome », « assisté par ordinateur » ou « remplaçant partiellement son conducteur ». En fait c’est le mot « humain » qui a été répété le plus souvent, pour la création des commandes, pour l’esthétisme, pour le confort de salon loin de son domicile, pour l’ergonomie du tableau de bord et du volant aux multiples boutons programmables, ou encore pour les sept versions de sièges à choisir avec attention. Celui de cuir climatisé et perforé pour procurer de la fraîcheur dans un environnement chaud comme la Virginie est franchement confortable, avec son cylindre pneumatique s’abaissant rapidement pour faciliter les déplacements. D’ailleurs, il fait savoir que Volvo a longtemps fait des chaises et fauteuils avant de fabriquer des véhicules, et qu’ils emploient des physiothérapeutes et autres spécialistes du corps humain pour déterminer la forme idéale de tout accessoire.

Par Frédéric Laporte

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