Le sommet mondial de la mobilité durable Movin’On – Repenser tous les types de transports

Dans le cadre des événements de son 375e anniversaire, Montréal a été l’hôte du plus grand rassemblement de penseurs et d’intervenants de tous les types de transports au monde, le long du canal Lachine du 13 au 15 juin. Des participants de plus de 50 pays ont ainsi échangé des idées originales et souvent passionnantes sur ce que devraient être les transports de demain, afin que les marchandises parviennent à destination avec la plus grande efficacité, que les êtres humains partagent en sécurité la route avec les véhicules, que la congestion soit amoindrie et que tous ces déplacements s’inscrivent dans un futur de plus en plus respectueux de notre planète. Le projet est franchement ambitieux, et il fallait rien de moins que l’immense Movin’On pour en exploiter tous les thèmes.

La première journée a débuté par le passage à la tente d’accueil, où pas moins de quatre portiques de sécurité comme on en retrouve dans les aéroports nous gardaient en file. C’est qu’à l’intérieur du chapiteau principal, les personnalités publiques allaient bientôt se succéder : le maire Denis Coderre, le président de Michelin Jean-Dominique Senard, les ministres Marc Garneau et Pierre Arcand, ainsi que Jean Todt, envoyé spécial de l’ONU pour la sécurité routière.

Ces personnalités nous ont rappelé à quel point l’automobile et les transports en général occupent une place prépondérante dans nos sociétés. Marc Garneau, ministre fédéral et ancien astronaute, soulignait avec humour qu’en 1913 le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard ne permettait l’automobile mal aimée que les lundis, mercredis et jeudis, avant d’abroger cette loi en 1918. En un siècle, le secteur des transports a complètement transformé la structure de nos villes, procuré une quantité ahurissante de biens provenant de plus en plus d’Asie, permis l’avancement des sciences, de la nutrition et de la santé publique en général, mais également causé énormément de problèmes.

Jean Todt, envoyé spécial des Nations unies pour la sécurité routière, a ainsi rappelé que pas moins de 3500 personnes par jour perdent la vie sur les routes du monde entier. Il s’agit donc de 1,25 million de décès par année, plus de 50 millions de blessés, et la première cause de mortalité des jeunes dans de nombreux pays.

Et il y a évidemment le défi climatique aggravé par les transports, mais ignoré par certains, dont le président américain Trump qui, quelques jours plus tôt, renonçait à l’Accord de Paris. Mais comme le soulignait avec humour Denis Coderre, maire de la ville hôtesse : « le Québec sait que les changements climatiques existent! »

Quantité d’entreprises et d’organisme québécois ont justement tablé durant les trois jours sur le potentiel que représente l’adoption pour le Québec de moyens de transport davantage acceptables du point de vue environnemental.

Briser le moule des transports actuels

L’un des plus grands défis concernant nos moyens de transport demeure la difficulté à les considérer autrement que ce qu’ils sont devenus au fil des décennies : nos utilisations des routes, ponts, camions, vélos, trains, autobus et autres, peuvent et doivent s’améliorer si l’on ne veut pas un jour rester coincé dans un bouchon de circulation perpétuel. Selon l’Indice de la mobilité urbaine conçu par la Fédération routière internationale, Montréal figure au 36e rang mondial de grandes villes comparables selon sept critères, heureusement loin devant Dallas ou Atlanta par exemple, mais à des années derrière des villes progressives à ce sujet comme Amsterdam, Copenhague ou Singapour.

L’un des enrichissants ateliers a été celui de « Design et mobilité de la livraison du dernier kilomètre », présenté en collaboration avec le Pôle d’excellence québécois en transport terrestre. Plusieurs intervenants et spécialistes ont imaginé ce que pourrait être un service efficace de livraison dans des villes de forte densité.

Par Frédéric Laporte

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