Les technologies dans les équipements lourds, au service de la productivité

Les technologies ne cessent d’évoluer. Elles nous divertissent, nous simplifient la vie, augmentent notre productivité, nous sécurisent et nous permettent de repousser nos limites. Le monde des machineries lourdes n’y échappe pas! Une rencontre avec Patrice Blier, spécialiste en produits technologiques chez Hewitt, nous a permis d’en apprendre davantage au sujet de cette évolution effrénée, mais également réaliser à quel point cette technologie est désormais indispensable, de nos jours.

Depuis une douzaine d’années, Caterpillar travaille à l’optimisation des technologies de maximisation de productivité. Grâce à un partenariat avec Trimble, CTCT (Caterpillar Trimble Control Technologies), CAT a développé des techniques qui, à l’époque, étaient révolutionnaires. L’évolution s’est faite rapidement et s’est adaptée aux outils technologiques maintenant disponibles.

Technologie 2D

Abordons d’abord la technologie 2D, installée notamment sur les bouteurs communément appelés “Bulldozer”. Les modèles D3K2, D4K2, D5K2, D6K2, D6N et D6T en sont équipés. Au début, Hewitt offrait des machines précablées prêtes à recevoir la technologie, mais depuis environ un an, Hewitt est le seul distributeur à offrir une technologie 2D fonctionnelle assemblée en usine.

Avec ses capteurs installés à même les machines, l’ordinateur de bord, qui est en soi le compagnon de travail de l’opérateur, l’assistera dans toutes les opérations. Cette technologie appelée “Grade Control Slope Assist” de Catapillar permet de gagner de 30 à 40 pour cent du temps comparativement à une machine qui n’en serait pas équipée. De plus, elle diminue d’environ 82 pour cent les commandes que l’opérateur doit effectuer sur la lame.

Le fonctionnement de ce système est simple. L’opérateur peut à tout moment entrer le pourcentage de la pente et de la couronne recherchée par le biais de son ordinateur de bord. À l’aide de capteurs, l’ordinateur effectue automatiquement les modifications d’angle de la lame. L’opérateur peut ainsi corriger en tout temps le travail effectué, puis passer en mode automatique en appuyant sur un bouton situé sur le “joystik” qui sert de manette pour contrôler la lame de la machine. Cette technologie est de plus en plus courante, et constitue même le nouveau standard dans l’industrie.

Technologie 3D

Lorsqu’il est question de 3D, on parle de la technologie transmise par GPS. Celle-ci est offerte en format transportable qui peut être installée sur n’importe quel véhicule et en programmant les spécifications de la machine dans l’ordinateur de bord. Mais Caterpillar développe ses machines pour concurrencer ses plus proches concurrents comme John Deere et Komatsu, notamment, en offrant des systèmes intégrés à 100% et dédiés entièrement à la machine. Ces véhicules sortent de l’assemblage avec deux récepteurs GPS installés à même le toit de la cabine, tandis que pour le format transportable, les récepteurs GPS amovibles sont installés sur les lames.

En plus de ces récepteurs, d’autres instruments de mesure sont installés en usine. Des cylindres avec des capteurs de positions et un capteur d’angle installé directement sur le châssis envoient des informations directement à l’ordinateur de bord.

Les mesures des récepteurs GPS et la calibration feront en sorte que l’ordinateur de bord reconnaitra la position terrain de la lame. Par conséquent, celui-ci ajustera la hauteur et l’angle exact auquel la lame doit être positionnée, selon l’endroit où se trouve la machine sur le terrain.

Les infrastructures nécessaires au fonctionnement de la technologie 3D

Par comparaison à un système de positionnement GPS embarqué dans une automobile (qui a une précision d’environ un à trois mètres, selon la fluctuation des signaux en provenance des satellites qui traversent l’atmosphère), ce système accroit la précision grâce à une base installée à un endroit précis sur le terrain, et qui est programmée avec les coordonnées exactes de sa position. Ce système transmet par signal radio les informations pour corriger la position à tous les véhicules se trouvant dans un rayon de trois à cinq kilomètres. De plus, ce rayon peut être augmenté en utilisant un appareil communément appelé «répétiteur». Ce dernier agit comme amplificateur de signal. La base GPS permet ainsi de ramener la précision de la position entre 20 et 30 millimètres. Une marge d’erreur serrée qui permet une précision quasi chirurgicale…

Mais ce n’est pas tout, d’autres appareils technologiques comme une station totale robotisée peuvent également être utilisés pour augmenter davantage cette précision, et sont généralement utilisés pour répondre à des exigences plus sévères émises par des clients comme le Ministère des transports du Québec, par exemple.

Les avantages du système 3D

Mis à part la complexité des travaux que peut surmonter cette technologie, les avantages du système 3D sont nombreux. Peu importe l’endroit où se trouve l’équipement, la lame est toujours au bon niveau.

Lisez l’article complet dans l’édition d’avril 2017

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