Une première station GNC au Québec

En partenariat avec Gaz Métro, Gain Clean Fuel a inauguré, le 13 novembre dernier, une première station de ravitaillement en gaz naturel au Québec. Sise sur les terrains de C.A.T. Transport, à Côteau-du-Lac, cette première station privée et publique se veut l’amorce de l’implantation d’un réseau unique sur le territoire québécois.

Déjà forte d’un réseau de 48 stations aux États-Unis et d’une autre à Mississauga, en Ontario, Gain Clean Fuel compte investir le corridor Québec-Windsor à court et moyen termes. « Notre stratégie de développement cible les transporteurs qui songent à modifier leur flotte de camions au gaz naturel comprimé et à s’associer à eux pour implanter nos stations.

Notre modèle comporte une section privée, dévolue au transporteur partenaire, et un volet public, disponible aux transporteurs de passage ou à tout autre véhicule utilisant le gaz naturel comprimé comme source d’énergie », nous a confié le directeur du développement des affaires, Marc-André Paquin.

De gauche à droite: David Vincent, directeur du développement des affaires et énergie renouvelable chez Gaz Métro, Marc-André Paquin, directeur du développement des affaires chez Gain Clean Fuel et Daniel Goyette, président de C.A.T. ©Gracieuseté de Gaz Metro

De gauche à droite: David Vincent, directeur du développement des affaires et énergie renouvelable chez Gaz Métro, Marc-André Paquin, directeur du développement des affaires chez Gain Clean Fuel et Daniel Goyette, président de C.A.T. ©Gracieuseté de Gaz Metro

De son côté, le président de C.A.T., Daniel Goyette, n’est pas peu fier du virage écologique amorcé par l’entreprise. « C’est près du tiers de notre flotte que nous convertirons au gaz naturel comprimé (GNC), une action stratégique importante afin de réduire notre empreinte sur l’environnement.

De ce fait, nous faisons figure de pionniers au Québec, en nous tournant vers le GNC. Nous espérons vivement que notre emplacement stratégique, aux limites de l’Ontario, des États-Unis et aux abords des routes 20 et 401, incitera d’autres transporteurs à opter pour cette énergie renouvelable. »

Un long développement

Le partenariat Gain-Gaz Métro-C.A.T. remonte à quelques années déjà. « Il nous a fallu plus de trois ans de développement pour accoucher de ces deux premières stations canadiennes. Nous sommes fiers de participer activement à la mise en place de ce nouveau réseau. Les avantages du GNC sont nombreux.

Certes, il contribue à la diminution substantielle des émissions de gaz à effet de serre mais, aussi, il permet des économies importantes aux utilisateurs. Notre ressource est importante et le réseau de stations de ravitaillement Gain Clean Fuel constitue une plate-forme de développement et d’expansion importante pour la division des énergies renouvelables de Gaz Métro », a précisé son directeur du développement des affaires, David Vincent.

Opérant un réseau de conduites souterraines de plus de 10 000 km qui dessert quelque 300 municipalités au Québec, Gaz Métro a donc joué et jouera un rôle actif avec Gain, à titre de distributeur gazier, et avec C.A.T., comme conseiller au développement. À cet effet, notons qu’on ne comptait qu’une seule station de ravitaillement en gaz naturel au Québec en 2011. Quatre ans plus tard, on parle de 17 stations privées et publiques, dont 16 utilisent le gaz naturel liquéfie (GNL).

Le partenariat C.A.T.-Gain ne s’arrête toutefois pas à ces deux seules stations. En effet, trois autres postes de ravitaillement sont présentement en construction de l’autre côté de la frontière américaine. Ainsi, Gain Clean Fuel et C.A.T. ouvriront prochainement des stations à Scranton, en Pennsylvanie, à Charlotte, en Caroline, et à Laredo, au Texas. Cet engagement du transporteur confirme une fois de plus que les nombreux avantages du gaz naturel dans le secteur du transport sont reconnus tant au Québec, au Canada, que chez nos voisins du Sud.

On ne peut passer sous silence ces avantages. Le remplacement du diésel par le gaz naturel permet de réduire les coûts en carburant jusqu’à concurrence de 30%, alors que les réductions des émissions de gaz à effet de serre peuvent atteindre 25%. Voilà donc des données que tout transporteur, soucieux de son empreinte et de sa rentabilité, devrait prendre en considération.

De Richard Marcil, journaliste pour le TM.

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