Véhicules 100% électriques et hybrides branchables – L’électricité arrive à maturité

La motorisation électrique est de plus en plus un thème à la mode, surtout depuis la présentation du camion lourd Tesla Semi par Elon Musk en novembre dernier. Ce qui ne devrait pas nous faire oublier que ce sont les véhicules légers qui bénéficient depuis le plus longtemps de ces technologies, et qu’ils sont arrivés à des niveaux de confort et d’efficacité remarquables. Voici un bref tour d’horizon de la plupart, avec un accent mis sur la version hybride à brancher de la Chrysler Pacifica, qui pourrait bien être la fourgonnette d’entreprise à vous procurer.

C’est en remettant les clés de la Pacifica, après une semaine passée à l’utiliser dans la région de Montréal – et ce sans payer une goutte d’essence – que je me suis rendu compte à quel point un hybride branchable peut désormais être un véhicule de choix. Avec son moteur à essence qui ne démarre que lorsque la réserve électrique est épuisée ou lors d’accélérations intenses, l’autonomie complète publiée atteint 911 kilomètres. En mode tout électrique on évalue que la fourgonnette parcourt 53 kilomètres, une distance que j’ai à chaque fois battue à plate couture. Et avec des bornes de plus en plus nombreuses, facilement repérables grâce à nos téléphones intelligents, il est dorénavant facile de se stationner devant un restaurant ou un commerce qui propose ce branchement. La durée nécessaire atteint deux heures pour des batteries à plat avec 240 volts, mais comptez une nuit si vous utilisez une prise domestique.

Ce qui devient intéressant avec la Pacifica branchable et sa batterie de 16 kilowatts est que vous ne perdez rien au change : tant la puissance, l’autonomie et l’espace intérieur demeurent ceux auxquels la version à essence nous a habitués. En plus du tableau de bord et ses informations particulières pour l’électricité, le véhicule peut être climatisé ou réchauffé avant que vous n’embarquiez dedans. La seule différence, minime pour la plupart des gens, sera que l’espace du plancher pour les sièges capitaines « Stow’N Go » de seconde rangée a laissé place à la batterie, mais ceux de troisième rangée demeurent repliables dans le plancher.

General Motors

Chez Chevrolet, la Volt de seconde génération demeure un choix très pertinent. Plusieurs utilisateurs dépassent les 100 kilomètres en mode uniquement électrique en maniant correctement la manette du freinage regénératif placé à côté du volant, auquel on ajoute l’autonomie de son moteur à essence de 1,5 litre. Vous trouverez une critique de ce véhicule dans l’édition de mars 2016 de Transport Magazine. Mais si vous ne voulez plus toucher à un tuyau d’essence, la Bolt 2017 est peut-être pour vous. Oui, elle n’est pas très grande, mais c’est une des rares autos 100% électriques encore abordables à pouvoir dépasser les 400 kilomètres d’autonomie grâce à sa massive batterie de 60 kilowatts-heure.

La seconde génération de la Chevrolet Volt a encore beaucoup à offrir malgré une rude compétition.

Kia et Hyundai

De la Corée du Sud nous proviennent deux véhicules 100% électriques intéressants : la Kia Soul EV et la Hyundai IONIQ. Avec un prix de base de moins de 30 000 dollars (après rabais gouvernemental), on obtient deux compactes à l’autonomie d’environ 150 et 200 kilomètres. C’est donc un peu serré à ce sujet, mais les caractéristiques de sécurité, de confort et d’attrait au volant compensent cela. Et rappelons que pour ces coréennes comme pour la plupart des véhicules à brancher du marché, une recharge partielle à 80% s’effectue beaucoup plus rapidement. Avec une borne de niveau 3 (100 kilowatts), on atteint cette recharge en 24 minutes à peine, soit le temps d’un lunch ou de quelques courriels et appels. Dans le cas de l’IONIQ, vous obtenez une berline de belle apparence, tandis que la carrosserie aux angles prononcés de la Soul attire encore les regards et reçoit facilement des décalques publicitaires.

Ford

Du côté de Ford, la Focus électrique représente un bon choix, surtout grâce à sa sympathique carrosserie à hayon qui conserve un bon volume de chargement. Son moteur de 107 kilowatts, offrant un couple de 184 livres-pieds, est alimenté par une batterie lithium-ion de 33,5 kilowatts-heure. L’autonomie est d’environ 160 kilomètres, et une recharge rapide jusqu’à 80% est disponible comme pour la plupart de ses concurrentes. Dans le numéro de septembre 2016 de Transport Magazine vous trouverez une critique de la C-MAX Energi à brancher. Le véhicule hybride nous avait généralement plu, à l’exception des freins brusques et de l’autonomie électrique plutôt faible. En fait, après moins d’une trentaine de kilomètres le moteur à essence de 2,0 litres à cycle Atkinson prenait la relève. N’empêche la C-MAX possède une belle apparence, est d’un format pratique et peut se révéler un excellent choix si vous avez souvent accès à des bornes.

Ford C-MAX Energi.

Mitsubishi

Chez Mitsubishi nous ne parlerons pas de la diminutive i-MiEv électrique, mais plutôt de l’utilitaire Outlander PHEV, un hybride à recharger qui correspond davantage aux besoins des entreprises. Le véhicule arrive incessamment chez les concessionnaires québécois et devrait, selon le constructeur japonais, avoir de bons résultats si l’on se fie à ses excellentes ventes européennes. Celui-ci réunit un moteur à essence de 2,0 litres à deux moteurs électriques. Sa batterie de 12 kilowatts-heure peut se recharger à 80% en 30 minutes avec sa prise rapide, offerte de série, ou en moins de trois heures avec une borne de 240 volts. En Europe l’autonomie uniquement électrique de l’Outlander est évaluée à 54 kilomètres, et sa garantie de 10 ans ou 160 000 kilomètres inclut la batterie. Vraiment un véhicule à essayer!

Le Mitsubishi Outlander PHEV à brancher arrive en ce moment chez ses marchands et devrait être très intéressant.

Nissan

La voiture 100% électrique la plus vendue au monde, la Leaf, voit pour 2018 son autonomie porter à 378 kilomètres selon la norme internationale NDEC. Sa batterie litium-ion passe de 30 à 40 kilowatts-heure, tout en demeurant d’un format raisonnable. Et pour les amateurs de technologies la nouvelle version proposera l’« e-Pedal », une pédale qui permet de contrôler les accélérations et freinages du véhicule, en plus de la fonction ProPILOT, un mode de conduite semi-autonome. Son moteur offre une puissance de 147 chevaux et 236 livres-pieds de couple. Si vous avez accès à une borne de recharge rapide de 480 volts, 30 minutes de branchement vous permettront environ 150 kilomètres d’autonomie, mais la plupart des utilisateurs choisiront la prise régulière et une durée d’une nuit entière.

Nordresa

Durant l’événement Movin’On tenu à Montréal en juin dernier plusieurs véhicules électriques étaient sur place, mais aucun ayant autant « d’expérience » qu’une vieille fourgonnette de livraison. « C’est un ancien camion de Purolator dont le moteur a été remplacé, qui sert depuis l’hiver dernier à Montréal. L’espace de chargement demeure identique et la capacité de charge atteint 5000 livres, ce qui est parfait pour des livraisons en ville, sans payer d’essence et avec un entretien réduit au minimum », nous explique Marc Daigneault, de l’entreprise québécoise Nordresa.

Marc Daigneault, de Nordresa, explique que cet ancien fourgon a roulé plus de 400 000 kilomètres avant de recevoir une motorisation électrique. Le NEC50 comporte une vitesse maximale de 100 kilomètres-heure et une autonomie variant entre 100 et 200 km grâce à un moteur de 150 kilowatts et à des batteries au lithium dont les capacités atteignent 64, 80 ou 144 kilowatts-heure.

Toyota

La multinationale japonaise propose de nombreux véhicules à motorisation hybride conventionnelle, mais un seul qui se branche : la Prius Prime. Grâce à sa batterie de 8,8 kilowatts-heure celle-ci est capable de parcourir 35 kilomètres en mode uniquement électrique avant que son moteur à essence de 1,8 litre ne fonctionne. Ensemble l’autonomie dépasse 1000 kilomètres. La Prime est petite, surtout à l’arrière, et peu puissante, mais c’est ce qui lui permet de peu consommer quand sa réserve électrique est épuisée. Sinon vous avez l’embarras du choix si vous préférez un véhicule Toyota hybride conventionnel qui ne peut se brancher.

Volvo

Si Volvo est rarement considéré comme un véhicule d’entreprise – en Amérique du moins – sa version T8 des véhicules qui arriveront durant les prochaines semaines pourrait vous faire changer d’idée.

Par Frédéric Laporte

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