Vidéo sur l’utilisation sécuritaire des alarmes de recul

Une nouvelle vidéo créée par l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité de travail (IRSST) présente les éléments à prendre en compte pour une utilisation sécuritaire des alarmes de recul en conditions réalistes en milieu de travail. La vidéo s’adresse aux préventeurs et aux utilisateurs de toutes les entreprises qui doivent recourir à ce type de dispositif de sécurité sur les véhicules.

Des recherches financées par l’IRSST ont dressé l’état des connaissances portant sur l’audibilité et la localisation auditive des deux grands types d’alarmes de recul (tonale « bip-bip » et à large bande de fréquences « pshit-pshit ») ainsi que sur l’effet du positionnement de ces alarmes sur la distribution sonore à l’arrière des véhicules. « Notre but est de favoriser une utilisation optimale de ces dispositifs et de minimiser les risques d’accident liés au recul des véhicules », explique Hugues Nélisse, chercheur à l’IRSST et auteur principal de l’étude. La vidéo propose quatre recommandations portent sur les conditions idéales d’installation et d’utilisation des alarmes de recul :

  1. Placer les alarmes à l’arrière du camion afin qu’elles soient visibles directement par un travailleur se trouvant dans la zone de danger, à une hauteur entre 1 et 2 m;
  2. Utiliser la norme ISO 9533 pour ajuster le niveau sonore des alarmes de recul pour des personnes sans perte auditive et sans protecteur auditif en incluant toutes les sources de bruit autour du véhicule lors de la mesure du bruit ambiant ;
  3. Établir une vitesse maximale de recul de 12 km/h afin de garantir le bon rapport signal/bruit prescrit par la norme ISO 9533 et assurer un temps de réaction d’au moins 2 secondes ;
  4. Préconiser l’usage des alarmes à large bande dans les situations où plusieurs véhicules exécutent simultanément des manœuvres de recul pour minimiser les risques associés à une mauvaise localisation auditive.

« La meilleure prévention des accidents dus aux mouvements de recul demeure de limiter au maximum de telles manœuvres ainsi que de mieux contrôler, par la mise en œuvre de plans de circulation efficaces, la présence de piétons près des véhicules appelés à reculer. Étant donné que l’alarme de recul demeure un moyen largement utilisé pour prévenir les individus se trouvant autour des véhicules de l’existence d’un danger, il faut rendre son utilisation aussi sécuritaire que possible, » conclut Hugues Nélisse. Visionnez la vidéo ci-dessous:

 

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