ACQ : Un 66e congrès réussi

L’Association du camionnage du Québec tenait en début mai son 66e congrès annuel, un évènement qui marque toujours un point important pour l’industrie. Et l’édition 2017 est loin d’avoir déçu. Sous le thème de « Saut vers le futur », le comité organisateur du congrès de l’ACQ s’est surpassé, avec des invités de marque, des ateliers pertinents et une portion divertissement qui était plus qu’à la hauteur, notamment avec le spectacle de Louis-José Houde.

J’ai rarement vu un congrès aussi d’actualité que celui-ci. Au menu, toute une brochette de thèmes liés à ce que nous réserve l’avenir dans l’industrie, à commencer par l’électrification des transports. Le conférencier principal invité, Trevor Milton, PDG de Nikola Motors, a livré une présentation plus que complète (trop, peut-être) de sa vision et de ses espoirs de littéralement révolutionner la façon dont on construit, conduit et exploite les camions lourds. Trevor Milton a peut-être un peu trop appuyé sur la « lenteur » et la lourdeur de l’innovation des constructeurs de camions actuels, mais sa présentation a néanmoins soulevé l’importance d’aller de l’avant vers les solutions d’électrification des camions lourds.

Le même thème s’est poursuivi avec des présentations concrètes de François Adams, directeur général de l’Institut du véhicule innovant, Alain Larocque, responsable du projet TeoCargo d’Alexandre Taillefer et Bruno Tontodonati, du Pôle d’excellence québécois en transport terrestre. Les conclusions de cet atelier sont claires : la route vers l’électrification est irréversible. On l’a d’ailleurs vu récemment avec l’annonce du projet de camion de classe 8 électrique au Québec, en partenariat avec Autobus Lion, avec Tesla qui promet de dévoiler son camion électrique en septembre, et maintenant Cummins qui s’associe avec TM4, filiale d’Hydro-Québec, pour développer un groupe motopropulseur hybride rechargeable à autonomie prolongée.

D’autres ateliers et présentations, comme l’atelier sur la télémétrie ou encore celui sur l’avenir de la chaîne logistique, étaient tout aussi d’actualité, tout comme l’était celui présenté par les experts de développement de produits de trois manufacturiers sur les plus récentes technologies en matière de sécurité dans les camions lourds.

La conclusion globale est évidente : si l’industrie du camionnage veut survivre, ici comme ailleurs, elle devra s’adapter aux nouvelles réalités, aux nouvelles générations. Elle devra suivre l’évolution technologique que l’on voit poindre dans bien d’autres domaines.

Bien sûr, plusieurs de ces questions sont davantage pertinentes pour le transport autoroutier et urbain de marchandises, et touchent de façon bien différente aux autres composantes de l’univers du camionnage, comme le forestier, le vrac, les véhicules vocationnels ou encore le transport très lourd ou dans les régions éloignées. Mais la vente de camions autoroutiers occupant la plus grande part de tarte de l’ensemble des ventes de camions, il est clair que l’impact de toutes ces nouvelles technologies se fera sentir partout.

Camions autonomes, électriques, changements dans les routes pour tenir compte de l’autonomie des batteries embarquées, redéfinition même du métier de camionneur, plus adapté aux attentes des jeunes générations, si vous pensiez vous ennuyer au cours de la prochaine décennie, vous vous êtes trompé d’industrie!

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